On aime les chansons, celles qu’on chante comme ça sans
raison, des refrains entêtants qui parlent de nous, de toi, des
autres, ceux que tu chantes en chœur dans la foule avec
ton voisin. Car finalement on veut tous la même chose :
partir au Brésil sur un coup de tête, faire l’amour sur des
plages désertes, se moquer de tout, se moquer de nous. Être
libres d’aimer deux, trois, douze personnes, de chanter dans
un garage, dans la rue, dans la douche, de ne pas sortir le
soir ou de ne pas se coucher. De quitter la banlieue, de
quitter la province, de quitter Paris. Libres d’inventer des
mots, de s’appeler hollydays parce que c’était l’année des
h, et que papa était bûcheron. Libres de l’écrire comme on
veut parce que Madonna l’avait déjà pris. Libres de créer
nos propres vacances.